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Rav F. Teboul

Rav F. Teboul

Hanouka ou Hinoukh : comment éduquer nos enfants
Je voudrais de nouveau féliciter mon ami Nissim pour la parution de Shalom Pratique et adresser à tous nos lecteurs une bonne fête de Hanoucca intense de paix, bonheur et santé.
Je vous encourage à partager des moments de bonheur, de joie, au sein de nos synagogues de Nice et Région.
La Communauté a besoin de vous, de votre présence surtout en ce moment. Nous avons besoin de nous retrouver autour de valeurs fortes, d’union et de soutien mutuel.
Hanouka commémore Notre victoire sur les Grecs, par conséquent nous devons à notre tour transmettre nos valeurs juives à nos enfants d’où le Hinoukh, c’est-à-dire éducation.
Certains grands maîtres manifestent une compréhension particulière en matière d’éducation. lls soutiennent unanimement qu’il est presque impossible d’établir des règles immuables dans ce domaine. Ils préconisent plutôt de varier les méthodes et les approches en fonctions des circonstances.
Tout d’abord, chaque enfant doit apprendre le principe de l’obéissance. Dans le cas contraire, sa nature risque de régner en maître.
Mais parallèlement à cela, nous devons garder à l’esprit l’enseignement de nos maîtres (Talmud Guitin 7/a) : « L’homme ne devra imposer une crainte excessive dans son foyer » car cela risque d’avoir des conséquences négatives.
Même lorsqu’une réaction vigoureuse s’impose, il faut encore savoir comment la manifester.
Ainsi le Talmud (Guitin 6/b) prescrit que : « Chaque veille de Chabbat, le maître de maison doit poser trois questions à sa maisonnée avant la tombée de la nuit… il devra le faire calmement, afin que ses paroles soient entendues ».
Le Rav Moshé Reiss précise que la Tora stipule : « Que chacun craigne son père et sa mère ». Cependant, ces sentiments de craintes ne doivent nullement atténuer l’amour qu’éprouvent les parents ou l’enseignant envers l’enfant. A tel point, qu’à aucun moment, ce dernier ne doit cesser de ressentir cet amour.
Si l’enfant se trompe ou fait une erreur, il importe de faire comprendre à l’enfant que son acte est coupable mais qu’en aucun cas la qualité de sa personne n’est pour autant remise en question.
L’estime que les parents, les éducateurs, les enseignants portent à l’enfant est un point vital de son développement. Il convient d’agir avec intelligence et circonspection.
Dans le domaine juridique, Nos Sages (Rachi sur Devarim) énoncent : « Si un même jugement se présente à toi une première fois, puis une seconde, troisième fois, tu ne dois pas dire : « Ce cas m’a déjà été soumis », mais tu devras à chaque fois l’analyser à nouveau. Il ne faudra jamais calquer un exemple sur l’autre.
Mais plus que tout, nous devons prier pour obtenir une aide divine, sous laquelle, ni conseil, ni sagesse ne seraient d’utilité.
Prions pour nos enfants afin qu’ils gardent leur identité, qu’ils soient fiers de leur judaïsme (surtout concernant leur futur mariage).
Merci à vous, pour votre soutien, et votre mobilisation pour l’ensemble de nos activités.
Qu’Hachem nous apporte la joie et la santé, la réussite matérielle et spirituelle et que l’on puisse accueillir le Machiah. Amen.

 

Franck Teboul
Rabbin régional