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M. Niddam

Chers amies, chers amis,

 

Alors que nous nous trouvons dans l’atmosphère baignée de spiritualité de la fête de ‘Hanouka, ce dix-septième opus du Shalom Pratique de nos chers amis Sandy et Samy Edery apporte à cette fin d’année civile une lecture salubre, utile et passionnante. Cette période et la joie qui l’accompagne – celle du miracle de la petite fiole ayant brûlé huit jours alors qu’elle était prévue pour une seule journée – viennent nous réconforter après la terrible épreuve que Nice a subi avec l’attaque terroriste mortelle, d’une cruauté abjecte, le 14 juillet dernier.

 

Le symbole de cette petite fiole d’huile est particulièrement important car il représente la part d’espérance, de foi, de confiance que nous possédons, même confronté aux périodes paraissant les plus difficiles, les plus sinistres, les plus décourageantes. Nous savons que le miracle de ‘Hanouka est intervenu, après tant d’années de domination et de souffrance au cours desquelles le peuple juif connut la douleur de savoir le Temple, c’est-à-dire la Résidence divine, honteusement souillé par des idoles.

 

L’histoire complexe de ‘Hanouka, débute alors que nous étions placés sous la domination de l’empire syrien et du tyran malfaisant Antochius IV, dont les serviteurs enjoignirent à notre aître Rabbi Eliezer, alors âgé de quatre-vingt-dix ans, de manger du porc. Rabbi Eliezer accomplit alors une ultime sanctification du Nom de D.ieu, Qu’il avait servi toute sa vie, en refusant de manger, et même de faire semblant, cette nourriture interdite et il fut exécuté plutôt que d’enfreindre le commandement de notre Torah. Des milliers d’autres Juifs refusèrent également et furent tués en raison de leur fidélité à leur foi.

 

Puis Mattathias le prêtre refusa de la même manière d’offrir des sacrifices aux idoles. Connaissant par avance la colère d’Antochius IV, il s’enfuit avec ses fils et ses amis dans les montagnes de Juda. Au moment de quitter ce monde, le prêtre Mattathias réunit ses fils, leur donna pour mission de continuer à appliquer et préserver les commandements de la Torah, leur prescrivit de suivre les conseils de Simeon le Sage, et nomma Yéouda le Fort comme chef de guerre. Celui-ci fut alors appelé Macchabée, acronyme de l’expression hébraïque traduite par Qui ressemble à Toi, ô D.ieu.

 

Le peuple et ses chefs triomphèrent de leurs adversaires et libérèrent Jérusalem ; ils bâtirent un nouvel Autel et le consacrèrent le 25 Kislev 3622, voici 2155 années. Ils trouvèrent une fiole d’huile portant le cachet du Grand-Prêtre Yo’hanan. Parce qu’elle brûla donc huit jours, nos Sages décidèrent qu’au cours de cette même durée serait commémorée chaque année la fête de ‘Hanouka, témoignant ainsi de la vigueur, de l’importance et des possibilités infinies du respect des commandements.

 

Cette leçon d’optimisme dans l’adversité s’est reproduite au travers des siècles. Elle n’exonère pas d’une lucidité, voire parfois d’un pessimisme tous deux nécessaires afin de prendre en compte les réalités du moment, du monde, de la vie quotidienne. Mais elle est aussi un encouragement à ne jamais oublier nos traditions. ‘Hanouka Saméah’ à toutes et tous.

 

Maurice Niddam

Président du Consistoire de Nice

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23 juin 2015 chez 5 h 51 min

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