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M. Niddam

Quel plaisir d’intervenir à nouveau dans les colonnes du Shalom Pratique, dans ce vingtième numéro qui doit tant à l’investissement humain, relationnel et professionnel de nos chers Sandy et Samy Edery ! Une publication de qualité, généraliste, attachant un même soin au fond et à la forme mérite, en raison de sa qualité permanente et même de son amélioration régulière, un satisfecit de la part de l’ensemble de ses lecteurs. Depuis dix ans déjà, chaque nouvel opus du Shalom Pratique, diffusé gratuitement, constitue, tous les semestres, un rendez-vous attendu par la communauté juive azuréenne et ses nombreux amis.

La présente publication contient un entretien avec le Grand Rabbin de France Haïm Korsia, que nous avons à nouveau reçu à la Grande Synagogue de la rue Deloye lors du Chabbat Lekh Lekha, les 18 et 19 octobre derniers. Ses réponses sont toujours éclairantes, et lire ses déclarations permet d’entrer en résonance avec, notamment, la richesse de sa culture et de son expérience du monde juif et des institutions françaises. Ce qu’il dit en particulier de l’antisémitisme mérite d’être médité : il rappelle qu’à chaque génération, comme l’expose le récit de la Haggadah de Pessa’h, se sont levés nos ennemis pour tenter de nous exterminer. Or c’est ce qui s’est passé avec le carnage, le massacre de Pittsburgh.

Il nous faut par conséquent être vigilants. Certes, les pouvoirs publics sont réellement, et même puissamment, à nos côtés dans le cadre de la protection de nos synagogues, et le Consistoire de Nice, que j’ai l’honneur de présider, a fait et continuera de faire une priorité absolue de la sécurisation effective de l’ensemble de nos édifices. Les risques doivent non pas être subis, mais anticipés. Il est par conséquent de la compétence de chacune, de chacun, de signaler tout fait anormal à nos administrateurs, à nos Rabbins, à nos permanents et bénévoles. C’est en faisant preuve d’une attention soutenue et constante que nous améliorerons tout ce qui pourrait encore l’être, indépendamment des investissements considérables déjà réalisés avec un soin et un discernement particuliers.

À ce titre, la communauté juive niçoise et azuréenne prend sa pleine part dans la participation citoyenne et la mobilisation contre les ennemis de la liberté. Lorsque les tensions s’exacerbent dans le monde, il nous revient de privilégier l’unité. Les lumières de la fête de Hanouka et la saveur des fruits que nous dégustons à Tou Bichvat, le Nouvel An des arbres, en plein cœur de l’hiver, expriment une leçon d’espérance : la lumière et la sève de la Vie peuvent durer au-delà de ce qui est prévu, et même renaître. Cette leçon d’espérance, nécessairement accompagnée d’une pleine lucidité, mérite que nous nous montrions toujours dignes de nos missions et de la confiance de celles et ceux qui nous entourent.

 

Maurice Niddam
Président du Consistoire de Nice

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admin
23 juin 2015 chez 5 h 51 min

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